Dott. Giuseppe Dore

 

DoreLe Docteur Giuseppe Dore est né à Ittiri où il vit.

Diplômé en médecine et chirurgie en 2003, spécialisé en neurologie en 2007, il a consacré sa vie à la formulation d’un paradigme scientifique original qui prend pour base un théorème personnel de réalité qui s’étend sur divers domaines du savoir humain, et qui trouve son application clinique dans la sphère neuropsychiatrique.

Il a dénommé cette méthode PSYCHO-NEURO-ANALYSE, en l’appliquant avec succès à différentes pathologies neuropsychiatriques, parmi lesquelles les démences. Il travaille en secteur privé à Sassari et sa province.

 

 

PSYCHO-NEURO-ANALYSE

 

Du point de vue purement et simplement pratique, les rencontres en séance de Psycho-neuro-analyse, en moyenne deux fois par semaine, durent environ 90 minutes chacune. Entre autre, il est toujours nécessaire d’établir avec le patient une sorte de pacte thérapeutique, d’inspiration manifestement analytique, qui s’engage non seulement à rendre compte toujours de la vérité absolue sur Soi-même, mais aussi en particulier, à exécuter tout ce qui sera ”prescrit” par le médecin, sans opposer aucune résistance volontaire à son argumentation logique.

 

A la différence de la thérapie psychanalytique classique, dans laquelle l’analyste s’assoit toujours derrière le patient (durant les séances les deux ne devant pas se voir face à face), le traitement se déroule rigoureusement avec les deux participants en vis en vis. De plus, il est bon de souligner que la véritable impulsion du traitement advient seulement à partir du moment où le patient reconnaît entre lui et le médecin une nette asymétrie, galvanisante, en subjectivité sensible, à savoir le gradient de Conscience que le médecin se doit de garantir (et être capable de faire comprendre et faire ressentir, avec des assertions comme point de départ de mentalisation et d’abstraction, présentées ad hoc de temps en temps, selon le type de patient et de pathologie) ; la possibilité même de la cure en dépend. Un autre aspect important, qui suit quasi obligatoirement ce que nous avons dit précédemment, pour le médecin qui met en place ce type de traitement, c’est d’avoir toujours aussi une solide formation culturelle pluridisciplinaire qui couvre le plus possible le champ humain.Particulièrement importantes, mais pas uniquement, sont aussi les prestations cognitives de l’hémisphère gauche, à savoir : le langage, la logique, l’abstraction, l’analyse, les facultés heuristiques, la sémantique épicritique etc… (c’est-à-dire des connaissances et/ou des modes cognitifs du monde soit de type physique-mathématique et naturaliste, soit aussi philosophique, anthropologique, psychologique, psychanalytique, etc…) Le leitmotiv du parcours curatif tout entier est constamment représenté par un Théorème logico-sémantique interprétatif de la Réalité. A partir de lui, on atteint un véritable sens méta-paradoxal, donc intime, des choses et/ou des phénomènes qui à tour de rôle seront l’objet d’attention par le médecin, qui devra savoir pénétrer efficacement dans le psychisme de l’analysant. Tout cela, en traversant habilement des courts-circuits mentaux sans équivoque, dans le vécu profond du malade pour y greffer avec énergie une sorte de véritable sémantique essentielle du monde, au moyen d’un langage logico-persuasif correspondant (chemin faisant toujours plus abstrait et mentalisant).

 

Ce Théorème de Réalité en question, appelé Psychophysique, est le fruit conceptuel synthétique d’une abstraction logique totalement novatrice exercée sur la Réalité et ses contenus. Ceci dit, répétons-le, il faut savoir le présenter habilement et le transmettre au patient, afin que se forme une carte prégnante de sens qui offre de nouveaux et solides états de conscience, c’est-à-dire des qualia logico-abstraits toujours plus présents. L’instant thérapeutique par excellence est précisément dans la capacité de restituer, par l’usage magistral du langage, toujours plus de cette nouvelle Connaissance logico-essentielle du monde, dérivée du susdit théorème de Réalité, dans l’esprit du patient. En effet, ce néo-savoir, imprégné de logique et d’abstraction progressive ascendante, doit être habilement placé dans le flux idéique irrationnel du patient, et ainsi, grâce à une réitération calibrée, il permettra d’amener non seulement les principes de fonctionnement de l’hémisphère gauche (logique, abstraction, analyse, etc..), mais aussi un nouveau niveau sémantique de l’état de fait de la Réalité. De fait, l’élément important, à fins thérapeutiques, ce ne sont pas les grammaires et/ou les syntaxes des divers langages comme la mathématique, la physique, la psychanalyse, etc.., mais les significations et les procédures de pensée épicritique, que telles langues soutendent, implicitement, quand elles sont insérées dans une nouvelleWeltanschauung, et qui élargissent les limites de la conscience lucide du patient, dans la double direction, –horizontalement par quantité-qualité idéative intellectuellement ex aequo, et verticalement, à savoir par climax d’abstraction conceptuelle progressivement ascendante-.

 

Un autre aspect à souligner est la fonction dite décentrante, à savoir anti-ego de ce traitement, profondément et immédiatement opérante chez tout patho-psychisme notablement auto-référentiel fréquemment rencontré dans les troubles du cortex humain. C’est pourquoi en invitant le patient à prêter une attention constante au substantiel sens d’altérité phénoménique, donc du non-Moi, on lui permet graduellement d’interpréter aussi lui-même, dans une approche progressivement plus nomothètique, dans laquelle son propre cas deviendra nécessairement et seulement un moment particulier, c’est-à-dire idéographique d’une loi générale (psychologique, de nature, etc….) qui le concerne, et dont il exprime une ”petite” goutte de représentation.

 

De plus, en survolant pour le moment la composante mathématique, à savoir numerico-opérationnelle ainsi que psychomotrice digito-bimanuelle de cette nouvelle méthode thérapeutique, le traitement Psychoneuroanalytique (outre des lectures d’approfondissement que l’analysant devra affronter durant toute la durée du traitement, sur proposition du thérapeute), prévoit aussi un important élargissement linguistico-lexical du patient. Cela sera obtenu au moyen d’une liste de lemmes afférents aux plus variées connaissances naturelles et humanistiques, (habituellement dix par rencontre, soupesés par le médecin à chaque séance selon leur gradient informatif-sémantique intrinsèque, toujours rapporté à la capacité mentale du patient, de séance en séance, et suivant l’avancée de la thérapie) ; à chaque séance successive ils seront non seulement demandés au patient (lequel est obligé de connaître autant les derniers termes que tous les précédents), et aussi repris et amplifiés par le médecin selon le mode innovant qu’a offert cette nouvelle compréhension de la Réalité. Par exemple, tout vocable est en général interprété selon deux mouvements conceptuels différents, qui sont :

 

1) Une sorte de processusbottom-up : en partant de l’étymologie originelle du terme, on passe en revue, en les abordant analytiquement, toutes les significations utiles qu’implique le mot dans sa pleine acception, jusqu’à l’acception qui comporte la plus grande abstraction de sens et donc, on passe d’une dimension spécifiquement locale, concrète paradoxale et relative, vers une acception toujours plus abstraite, logique et par conséquent absolue et universelle.

 

2) ou bien le mot peut être examiné selon une approche de type top-down dans laquelle on considère les divers aspects objectifs de la réalité, distants et apparemment inconciliables ; mais une certaine perspective de co-appartenance de l’ensemble considéré, établi par le susdit théorème, permet à chaque vocable d’étendre son pouvoir sémantique sur la nature et sur ses propres relations intérieures, jusqu’à offrir au mot même, un gradient explicatif inhabituel et plutôt extensif sur le monde et épanouissant pour la Conscience même.

 

Ce faisant on permet au patient : A) d’une part de s’approprier une forme de langage unique, toujours plus précis et riche de sens ; Plus encore, étant entendu que chaque vocable ajouté de la manière exposée ci-dessus, est un actif ”fragment conscient du monde” et qu’on l’intègre au-dedans de soi, la conséquence physiologique sera un inouï retournement vers la raison de la subjectivité pensante et unificatrice. Cette dernière toujours en dialogue étroit avec une Réalité consciemment reconnue et de ce fait, ”protectrice” et fortifiante pour le cerveau et l’esprit. B) d’un autre côté de pouvoir comprendre, et apprendre, un pourcentage toujours plus grand d’informations que le médecin restitue à chaque rencontre, avec pour conséquence naturelle de peaufiner et d’affiner les temps thérapeutiques.

 

Une fois encore, nous pouvons affirmer que le but premier de ce nouveau type de soin, qui partant du psychique arrive au biologique, c’est-à-dire au cerveau et en particulier au cortex cérébral général et notamment à l’hémisphère gauche, est de donner accès (très probablement aussi avec la médiation, directe ou indirecte, des dits neurones miroirs), àune nouvelle possibilité de différenciation fonctionnelle d’un cerveau qui, pour des raisons diverses, n’a pas mûri de prestations philo-ontogénétiques avancées et anti-dégénérescence par excellence.

 

En somme, toute l’action du médecin, qui s’étend de la rencontre avec le patient, à la formulation du diagnostic et à la cure, y compris aussi à ses messages non-verbaux (c’est le pourquoi du vis-à-vis), consiste à interagir, selon tout ce qui a été dit ci-avant, avec un tissu cérébral dysfonctionnant et hypofonctionnant, pour, en reparcourant une sorte de ”réponse entéléchique”, réveiller cet êtresensible à l’intérieur de l’homme, c’est-à-dire la Conscience. Avec elle se concrétise le véritable rempart face aux forces ‘brutales’ anti-Réalité instincto-émotives de l’inconscient et par conséquent, comme l’a découvert la Psycho-neuro-analyse, dégénératives par antonomase. Rappelons-nous aussi, que cette nouvelle thérapie de l’esprit prend en compte quatre niveaux d’application différents, inhérents soit au degré de difficulté du contexte nosographique affronté, soit à l’objectif ultime qu’on désire concrétiser.

 

Le premier niveau concerne assurément les cas où la perte de tissu et de fonctions cérébrales est clairement démontrée, comme justement dans les démences et/ou d’autres pathologies neurologiques. Le deuxième niveau est au contraire celui qui concerne surtout le cadre psychiatrique, avec évidemment une zone de transition entre les deux niveaux qui prend en considération toutes les situations de dépotentialisation cérébrale sans encore de signes nets d’atrophie repérables également par des approches euro-radiologiques fonctionnelles, ou bien les phases initiales de ces mêmes démences organiques, etc.. Les troisième et quatrième niveaux, beaucoup plus riches en conceptualisation abstraite et en processus de pro-mentalisation, visent au contraire surtout le domaine de la prévention, intéressant par conséquent les personnes dites normales. Soulignons au passage, qu’en Psycho-neuro-analyse on entend par ‘mentalisation’, cette condition d’activité cognitive élevée et raffinée où les mouvements instinctivo-émotionnels sous-corticaux peuvent être éteints et investis en flux de pensées pro-Réalité et par conséquent en définitive domestiqués pour une vie tranquille d’homme civil. En d’autres termes, la fonction mentalisante est le garant neuropsychologique pour les conditions de vraie Conscience, ainsi que de paix de notre civilisation.

 

En somme, de ce que nous avons dit et considéré jusque là, on apprend aussi que la Psycho-neuro-analyse constitue, fondamentalement, un élément important d’une connaissance plus vaste (UN ELEMENT TOUT DE MEME IMPORTANT S’AGISSANT D UNE APPLICATION SUR L’HOMME).

 

De plus, à la base, on retrouve la thèse phylogénétique que l’esprit sensible soit corrélé, principalement, aux structures cérébrales qui appartiennent essentiellement à la phase évolutive la plus récente de l’encéphale, à savoir le néocortex.

 

Les aires en question dans le cerveau sont composées, en particulier, par des régions spécifiques du manteau cortical où s’opère l’état de connaissance autologique et hétérologique. En effet, on sait aujourd’hui, par l’anatomie comparée, que ces régions cérébrales apparaissent à une taille déjà remarquable chez les primates, mais c’est seulement chez l’espèce humaine qu’elles atteignent le plus grand développement, tant quantitativement que qualitativement.

 

Elles constituent une sorte de filière hiérarchiquement organisée où les structures qui contribuent majoritairement à rendre l’homme une espèce pensante, capable d’abstraction etc… sont les aires associatives et spécialement les aires antérieures de l’encéphale.

 

Il est désormais établi que les fonctions psychiques supérieures associées à l’abstraction logique s’effectuent spécialement dans les aires frontales, dans lesquelles on sait – comme le confirment les études récentes et comme la Psycho-neuro-analyse le soutient depuis toujours- que la partie antérieure de l’hémisphère gauche, et significativement le secteur dorso-latéral, est majoritairement impliquée dans la ductilité, dans la flexibilité et dans la plus haute expression de l’intelligence humaine, comme les contacts de l’homme autant avec l’environnement qu’avec lui-même dans sa propre intériorité.

 

La mesure de l’indice de connectivité et d’étendue de ces aires chez un individu est une des valeurs directes du potentiel et des capacités intellectives spécifiques à l’espèce. Cette donnée provient non seulement des neuro-sciences, mais aussi de tout ce que la Psycho-neuro-analyse a révélé dans son corpus théorico-thérapeutique du comment la conscience se répartit dans le cortex humain.

 

Étendant l’affinement de la pensée consciente au geste volontaire, on peut remarquer que les mouvements aussi deviennent progressivement plus précis, plus contrôlés et éduqués simultanément au processus de néo-cortalisation, spécialement frontale. En conséquence, les mouvements plus raffinés se prêtent, inévitablement, à être aussi communication même abstraite, à savoir instrument de la pensée, comme le langage, dont ils représentent une phase motrice intentionnelle même para-verbale.

 

Il est scientifiquement connu que nos parents les plus proches (LES PRIMATES SUPERIEURS) ne peuvent pas effectuer certains mouvements avec les doigts de la main, en particulier ils ne sont pas capables (comme l’espèce Homo) de latéraliser les doigts dans les mouvements volontaires de synchronisation simultanée bi-hémisphérique alternée droite/gauche, dans l’intentionnalité d’exécuter un geste (LE GESTE REPRESENTE LE DEGRE D’EVOLUTION LE PLUS ELEVE DANS LE CHAMP DES MOUVEMENTS ET IL EST RENDU POSSIBLE PAR L’ORGANISATION LA PLUS RECENTE DU SYSTEME NERVEUX CENTRAL).

 

Le mouvement simiesque (DE TYPE MAJORITAREMENT PREHENSIBLE : OUVERTURE/FERMETURE) est remplacé dans notre espèce par une gamme plus large de petits mouvements de grande précision qu’il est possible d’effectuer expressément avec les mains, grâce à l’histoire phylogénétique et ontogénétique de l’homme, selon un modèle qui prévoit la prise en charge par les structures plus récentes de tout l’acquis des stades évolutifs précédents. De plus, il faut se rappeler que les mouvements fins des doigts de la main sont contrôlés par la partie du cortex en rapport direct avec les cornes antérieures de la moelle épinière, par conséquent plus le mouvement est complexe, fin et conscient, plus il se trouve sous le contrôle du manteau cortical, sans le recours obligé aux structures sous-corticales. Tout cela constitue naturellement un moment éminent dans le domaine de la thérapie. En effet, en suivant les préceptes de la Psycho-neuro-analyse, et considérant les fonctions, tant motrices que psychiques, du sujet pris en charge de séance en séance, il est possible de développer d’importantes implications non seulement sur l’état évolutif néo-cortical atteint, mais aussi sur le potentiel de changement thérapeutique encore présent chez le patient qui entreprend le traitement Psychoneuroanalytique. En effet la Psycho-neuro-analyse se veut être cette nouvelle connaissance importante, qui à l’aide d’action épigénetique revoit profondément le limites imposées non seulement par la génétique, mais aussi par la condition pathologique de l’homme.

 

La Psycho-neuro-analyse de fait, intervient significativement comme thérapie, tant à partir des plus récentes phases évolutives de l’homme que sur elles.

 

Nous voyons que le préliminaire culturel de la Psycho-neuro-analyse s’avoisine en partie, à des modèles analogues de l’école psycho-socio-évolutionniste (NOUS VERRONS ENSUITE CE QUI LES DIFFERENCIE). Au fur et à mesure que ce préliminaire prend place dans la thérapie, les parties les plus récentes de la phylogenèse et de l’ontogénèse du cerveau (aires associatives sensibles) et du corps (mains) seront prises en charge et tout ce qui a précédé évolutivement la néo-cortalisation sera stimulé, ainsi, par conséquent, que la Conscience humaine. En effet nécessairement, dans le système nerveux central, toutes les cartes neuronales anatomo-fonctionnelles afférentes à ce que nous devons être en dernier lieu (homo sapiens sapiens), conduisent odologiquement à soi, apportant (DU LATIN AP-PORTARE = PORTER PROCHE) évolutivement, et investissant, ce qu’elles trouvent déjà prêt dans le territoire qui est en train d’être colonisé (NOUS RETROUVONS CETTE MEME LOI DE LA BIOLOGIE DANS L’HISTOIRE DES PEUPLES, EN ETOLOGIE, ETC…).

 

Là où cela ne serait pas possible au vu du degré d’avancement de la pathologie (COMME DANS LES STADES AVERES DES PATHOLOGIES NEOCORTICALES QUI NECESSITENT UNE PRE-THERAPIE), on utilisera le substrat cérébral et les fonctions motrices qui lui sont connectées, en les stimulant conjointement, dans une mesure en adéquation avec le cas particulier. Elles fourniront ainsi une sorte de ”rampe de lancement” opérationnelle pour ré-approcher les fonctions manquantes et scientifiquement repérées comme étant les plus récentes.

 

De fait, on utilise dans les cas avancés, cas nécessitant la Pré-Thérapie réhabilitative, toutes les fonctions relevées comme fragmentaires dans le diagnostic Psychoneuroanalytique pour avoir l’appui thérapeutique des fonctions plus évoluées à ce moment clinique précis; la thérapie Psychoneuroanalytique proprement dite à l’inverse, travaille et tonifie, en les renforçant et les amplifiant, les compétences neuro-psychologiques présentes chez le sujet, en une sorte de mimesis condensée de la croissance évolutive.

 

On se rappelle que la Pré-thérapie, praticable avec un seul patient ou en groupe qui pour de multiples raisons ne peuvent accéder à la participation requise par la Psycho-neuro-analyse proprement dite, représente une sorte de moment théatral tragico-comique volontairement recherché et joué par le médecin.

 

En effet, à une phase communicative initiale hautement suggestive et anti-ego par excellence, succède une seconde phase dans laquelle on prévoit unmomentnarratifà proprement parler, recentré sur les différents termes choisis ad hoc de séance en séance, et distillés à bon escient par le médecin au moyen de la logique sémantique traitée par la psycho-physique. De plus, à la Pré-Thépathie, sont inhérents certains exercices psychomoteurs spécifiques, évidemment différents de ceux menés en thérapie Psychoneuroanalytique, destinés à stimuler les activités neurologiques résiduelles encore présentes et qui seront mieux définis dans de futurs travaux de divulgation. Ainsi, tant la Pré-thérapie que la Thérapie Psychoneuroanalytique, représentent une sorte de rappel intentionnel, de type tant phylogénétique qu’ontogénétique, ex novo de l’homme.

 

Pour obtenir ce résultat important, il est de toute façon opportun d’approfondir ultérieurement la théorie et la praxis Psychoneuroanalytique. Effectivement, durant le traitement, on montre et on fait exécuter au patient toute une série de plans d’exercices digito-manuels, surtout épicritiques, dans lesquels le raccord fonctionnel inter bi-hémisphèrique devient toujours plus dense grâce à une simultanéité alternée (comme on trouve par exemple, dans les représentations artistiques d’un couple en train de danser) où les deux hémisphères tendent à se fondre en une synchronicité d’action homogène. Donc, quand on demande d’utiliser la main droite et qu’en même temps la main gauche est déjà prête à lui correspondre dans un acte moteur en miroir, on induit l’aire motrice de l’hémisphère gauche (qui contrôle le mouvement de la main droite) à se mettre en relation consciemment, -et donc plus intensément puisque l’attention est sollicitée-, avec la partie contro-latérale, laquelle à son tour en se pré-activant, toujours sous le contrôle de la Conscience, répète tout le geste en inversé. La réplication en thérapie de ce qui vient d’être décrit ici, amènera, dans le temps, une plus grande différenciation fonctionnelle, et donc évolutive des hémisphères cérébraux.

 

Effectivement, vu qu’entre les deux hémi-parties cérébrales intervient le corps calleux qui informe précisément un hémisphère sur ce qui arrive dans son collatéral, il est naturel que les deux parties se retrouvent toujours, selon les postulats de la Psycho-neuro-analyse, dans un ‘‘état d’excitation fonctionnelle sensible‘ dans lequel nous trouvons deux neuro-opposés complémentaires qui se rencontrent à l’unisson de séance en séance. Par conséquent, nous apprenons que la fonction motrice fine des doigts, de chacun des hémisphères, sera toujours mise en œuvre selon un schéma pro-évolutif précis, qui prévoit le dialogue nécessaire et constant des opposés. Pour mieux comprendre, rappelons au passage que de la fusion de deux éléments opposés et complémentaires, à savoir les deux gamètes sexuelles génitrices, s’est originée la vie de l’espèce. Ensuite, en étendant cette constatation, il est naturel de s’attendre que de l’incessant dialogue des opposés encéphaliques, à savoir les deux hémisphères cérébraux, naisse et évolue l’esprit humain, climax d’expression de la vie dans le cerveau.

 

Dans la pratique, le patient exécute en miroir toute une série d’exercices manuels, proposés en progression croissante de difficulté dans le respect des temps des individus, que le médecin et/ou le soignant exécute avec une lenteur intentionnelle voulant stimuler dans le Système Nerveux Central, spécifiquement les aires préposées à un contrôle fin dans la chronologie et l’amplitude des micro-gestes digito-bimanuels. D’apparence simple, puisqu’ils sont proposés dans un contexte serein et quasi ludique, et non pas comme un exercice cliniquement utile (TOUTEFOIS IL EST TOUJOURS EXPLIQUE AU PATIENT LE COMMENT ET LE POURQUOI FAIT-ON CES EXERCICES ET POURQUOI DANS CES TEMPS ET CES MODALITES), les exercices seront guidés au sein d’une relation thérapeutique, habituellement dans la phase de conclusion de la séance, comme une relance dynamique du travail fait dans le cadre cognitif de la précédente logo-thérapie, à savoir la première partie constituée de la section logico-linguistique et de la section numero-conceptuelle. Cette dernière implique de la part du patient d’effectuer toutes les opérations de base de l’arithmétique mais aussi, quand le type de patient s’y prête, des considérations mathématiques plus avancées et originales.

 

Nous pouvons dire aussi que, en agissant ainsi, on construit cette base neurologique initiale de cette conjugaison, incontournable et spécifiquement humaine, du savoir faire comme manifestation du savoir être, et donc aussi du savoir penser (LE RATIONNEL REHABILITATIF QUI SOUTEND CET EXERCICE EST ISSU DES ETUDES CLASSIQUES DE NEUROANATOMIE ET DE NEUROPHYSIOLOGIE DU MOUVEMENT).

 

Tout ce qui précède, est sommairement tout ce qu’il est utile de connaître ici sur l’aspect psycho-moteur de la Psycho-neuro-analyse. Tandis que, d’autre part, le moment est maintenant venu d’approfondir l’autre aspect considéré comme fondamental par cette nouvelle discipline, à savoir la pensée logico-abstraite. Pourquoi logique? Parce que logique signifie de sens accompli> sens accompli veut dire autorité sémantique > autorité sémantique signifie persuasion réaliste à être autrement. A savoir, dit en d’autres termes, face à la connaissance logique caractéristique de la Psycho-neuro-analyse, l’individu discerne en lui, ô combien émerveillé, l’écart entre son mode de penser/agir dans la Réalité et celui exprimé dans la séance par le médecin de façon magistrale. Le patient, ainsi, en faisant sienne une connaissance de la réalité nouvelle et toujours plus profonde, se trouvera progressivement mis en présence d’une nouvelle condition cognitive plus avancée sous tout aspect, pas seulement médico-thérapeutique.

 

Ce véritable pouvoir de se métamorphoser par la connaissance logique spécifique de la Psycho-neuro-analyse est dû, in primis, à la possibilité de faire vivre à l’ego du patient, pas seulement les inconvénients d’images qu’il collectionnerait à son désavantage en agissant moins consciemment, mais surtout à la dilatation conceptuelle sensible pro-évolution donc mentalisante de la Psycho-neuro-analyse. En effet ce nouveau modèle de Réalité, dans la mesure où il décentre de l’ego, insuffle à la Conscience et donc au cortex cérébral du patient une ‘vis evolutiva’ (force évolutive) ultérieure.
 Dans cette logo-thérapie, le patient arrive obligatoirement à entrevoir les insuffisances de son examen de Réalité, avec un esprit qu’il ne sait étonnamment pas justifier rationnellement à mesure égale avec la pensée énoncée par un de ses semblables, fût-il médecin, avec qui il est en train de s’entretenir en dialectique soutenue (DIALECTIQUE DE TOUTE EVIDENCE ASYMETRIQUE VU QUE DES DEUX SUJETS L’UN EST EN BONNE SANTE COGNITIVE, L’AUTRE MOINS). De tout cela, découle forcément qu’une façon d’être véritable et saine est sans aucun doute la manière logique et que son contraire est seulement ”aliénation”. Aussi, à cause de cet écart ego-monde, sont activées toutes les capacités cognitives du patient en vue d’un nouvel état mental correspondant plus à un sain réalisme conscient.

 

Ainsi la logique, justement parce qu’elle sait bien déjouer les pièges de l’égo-pathie, est la salutaire façon de penser qui nous conduit toujours à suivre le meilleur raisonnement de la Réalité parce que, comme scientifiquement connu, la Réalité est ainsi faite, à savoir de logique, et aucun être ne peut échapper à ses lois, encore moins s’il en représente en son sein la part la plus évoluée (le respect des grandes lois de la nature est à la base de l’Évolution, et Évolution signifie maîtrise des instincts, contrôle sur les émotions, capacités logiques abstractives, collaboration, compréhension de l’autre, justice, pardon). Rappelons-nous qu’avec une logo-thérapie basée sur la logique, et par conséquent sur la sémantique de Réalité, nous utilisons les parties les plus raffinées, donc les plus récentes données par l’évolution, en tonifiant fonctionnellement, en même temps, tout le cadre précédent qui nous a devancés comme espèce homo sapiens sapiens.

 

Quand l’action curative mentionnée jusqu’ici se réalise-t-elle ? Comme nous l’avons déjà dit, au moment où le médecin propose au patient sa propre connaissance logique qui doit être de niveau supérieur à celle du patient lui-même.

 

Ce qu’on reçoit est un véritable cadre méta-paradoxal de connaissance rationnelle, qui permet d’affronter, et donc de trouver, de nouveaux arguments ”indiscutables”, dont on ne peut que prendre acte et faire siens pour pouvoir les utiliser en d’autres contextes et occasions comme une sorte de sentiers spéciaux de connaissance, remarquablement utiles tant dans la façon de penser que d’agir. Le cercle vertueux qu’on crée ainsi, induit par la Conscience logique si intense, oblige les hémisphères à utiliser toujours plus les fonctions cognitives associatives (avec prévalence dynamique de l’hémisphère gauche) obligeant les parties évolutivement antérieures à être sous contrôle de la mentalisation sensible.

 

En d’autres termes, il se manifeste une sorte de relance évolutive tout court. Soulignons encore, comme nous l’avons dit plus haut, que la Psycho-neuro-analyse puise sa propre force évolutive dans la logique sémantique établie en un nouvel et élaboré modèle de Réalité, appelé Psycho-physique (DE LA, LA VISION ORIGINALE QUI A AMENE L EMERGENCE D’UNE NOUVELLE DISCIPLINE APPELEE PSYHO-PHYSIQUE, LA PSYCHO-NEURO-ANALYSE REPRESENTE DANS LE MILIEU MEDICAL UN FRAGMENT D’UNE VASTE CONNAISSANCE TOUCHANT DES DISCIPLINES SCIENTIFIQUES VARIEES PARMI LESQUELLES LA MATHEMATIQUE, LA PHYSIQUE QUANTIQUE, ETC…°) : elle est un nouveau paradigme interprétatif qui part d’une revisite de la physique et de la mathématique de la Réalité, pour arriver à l’esprit et en particulier à la Conscience. De plus, ce modèle interprétatif orignal, en reconsidérant de façon nouvelle les lois de la nature, intègre aussi dans son corpus théorique la loi des opposés. Ceci étant, l’apanage de la thérapie est aussi celui d’obtenir des dispositions spéciales de conscience abstraite ; en effet, il est bien connu que la fonction de l’abstraction logique est de savoir rapporter tout le phénoménique multiple à quelques principes, c’est pourquoi si elle est nourrie par un gradient conceptuel de Réalité très élevé, comme la Psycho-physique, on peut même arriver notablement à un unique principe. Tout cela pour trouver dans le monde une unique entité du Soi qui holistiquement assume et met en corrélation la tautologie du monde vivant.

 

QUESTIONS ET CONSIDERATIONS

 

COMMENT UN PATIENT PEUT-IL AVEC UN DEFICIT COGNITIF MULTI-DOMAINE ETRE IMPLIQUE DANS CETTE VASTE LOGIQUE SEMANTIQUE DE REALITE ?

 

Il existe, comme l’on sait, des patients à différents degrés de dépotentialisation cognitive. Nous parlons, pour le moment, d’un sujet idoine à faire le parcours thérapeutique. Le patient en question possède encore quelques rudiments de langage en cela qu’il reste encore présents dans son esprit -même si en quantité et qualité réduites- divers concepts de base. Quelques mots à contenu émotivo-social, de sens concret et à fréquence d’usage élevée restent longtemps présents : il s’agit de noms communs et noms propres des familiers, des aliments, des objets, ses propres nom et prénom, la rue de son trajet, etc.. par conséquent, la première fois que nous administrons cette connaissance, les mots utilisés sont encore ceux auxquels le patient donne encore un sens, même dans une moindre mesure. On restera sur ces mots tout le temps nécessaire jusqu’à accéder enfin aux vrais contenus de la Psycho-physique. Par exemple, on commence, avec ”chaise, chaussure, femme/mari, famille” mais après avoir rappelé le sens premier et plus concret de ces vocables, on s’intéresse à un nouveau raisonnement.

 

Donnons à présent un exemple : nom de famille.

 

La recherche dans le dictionnaire nous amène d’abord à la définition classique : ”il s’agit d’un nom adjonction identitaire qui concerne les ascendants d’une lignée familiale” – ensuite nous parlons de famille, de généalogie. Le patient se met à décrire cette signification, même avec beaucoup de difficulté, parce que le vocabulaire et sa précision sémantique déconcertent un sujet neurologique peu précis. Rappelons-nous que la précision est une capacité corticale, plus spécifiquement frontale, et le patient étant un sujet avec une démence, la précision n’est plus son fort depuis longtemps, puisque l’activité des aires frontales est toujours parmi les premières à être dépotentialisée par cette pathologie. Le patient aura assurément des idées plus diffuses qu’hautement analytiques et donc pour lui la simple rencontre de tout ce qu’il lit et écoute l’oblige déjà à une prestation plus intense et fatigante mais déjà fortifiante, bien qu’en cette phase, nous utilisions encore des mots simples et basiques. Le médecin dit : « Vous avez remarqué que nous avons vu le mot ‘nom’, et le dictionnaire vous a donné un concept qui vous permet de comprendre que qui a un nom de famille est automatiquement le fils de quelqu’un ? » Le patient peut acquiescer ou seulement écouter. Médecin : «Puis vous ne l’avez peut-être pas noté, mais vous devez votre existence à quelqu’un ». Dans ce dialogue, on met en place un premier réseau mince de liens sémantiques/phonologiques/phonétiques qui renvoient à des connotations précises ; le patient commence à sentir qu’il existe un lien qui en remontant le temps le renvoie, à travers sa propre généalogie, de fils en père, jusqu’au premier qui a donné le nom à la famille. Le nom donné à une famille est habituellement un nom de fantaisie et donc finalement le patient découvre que son propre nom de famille dont s’origine sa lignée familiale dans le temps, était probablement à l’origine seulement une plaisanterie ou une taquinerie ou bien l’observation de traits du physique ou du caractère, ou d’attitudes morales qui est devenue à travers le temps, par son usage, un élément linguistique identitaire stable. Nous découvrons ainsi que c’est la fantaisie des gens, ou l’observation ou la déduction, qui créé une famille.

 

Médecin : « ceci vaut pour l’être humain. Vous savez que si nous remontons plus haut, il n’y a plus de nom de famille ? »

 

Patient : « comment plus haut? Dans quel sens plus haut ? »

 

Médecin : « Et bien, vous savez que l’homme sur la terre ne s’y est pas mis tout seul, il y est arrivé par l’intervention de quelqu’un ou de quelque chose. Appelez-le comme vous voulez : nature, hasard, Philippe… comme vous voulez. Quelque chose d’autre que nous, nous a amenés dans ce monde et chacun est fait selon les lois de ce monde et ce sont ces mêmes forces qui gouvernent l’univers qui travaillent en nous. »


 

Patient : « Oui je crois que oui, mais quelle relation avec le nom de famille ? »

 

Médecin : « Effectivement le nom de famille n’a rien à voir, puisque ce qui a donné l’envoi à tout le monde créé n’a aucune nécessité d’en avoir un ; l’Eglise l’appelle Dieu, le tout-puissant, le créateur, l’être infini etc.. et la science l’appelle de différentes façons. Vous, vous avez un nom de famille parce que vous descendez physiquement de quelqu’un alors que cette entité supérieure ne descend d’aucune autre. Donc avoir un nom nous définit comme êtres limités et quand il n’y en a pas, c’est le signe d’un être illimité. »

 

Cela est un exemple pour expliquer comment on peut passer d’un nom/concept concret encore présent dans l’esprit du patient à d’autres noms/concepts de niveau différent de concret/abstraction. Nous sommes des créatures et comme telles avons des limites : le nom de famille représente l’une d’elles ; l’origine du tout n’étant pas une créature créée mais au contraire Créateur, n’a pas de limites ni même de nom ou prénom. Ce passage graduel est très intéressant, il amène le patient à découvrir que quelqu’un, lui-même, doit son nom à d’autres, et qu’il n’a pas fait lui-même le monde dans lequel il vit. De plus, tout cela le rendra forcément attentif et respectueux envers cette donnée de Réalité. Tout ce qu’on vient de décrire se réfère déjà presque d’une puissance inhérente à la Réalité qui agit continuellement à l’intérieur et à l’extérieur de chaque individu ; c’est pourquoi nous élargissons naturellement et thérapeutiquement parlant, les possibilités de donner un sens large aux choses, aussi aux choses du quotidien personnel. Le patient à partir de ce moment verra sa femme, ses fils, ses parents, etc.. et se dira en lui-même : ”Regarde, dans le fond nous sommes tous pareils, nous sommes tous limités, alors que ce qui nous entoure est vraiment illimité”. La personne réalise mentalement et fait sienne l’idée qu’un quelque chose a fait ça et ça et tout ce qui l’entoure, et que même si on le voit pas directement, il existe en toute entité de la nature. Le patient a donc été obligé de mentaliser l’invisible. Tout cela est un travail finement cortical et tout spécialement frontal. Nous passons d’une perception de type phonologique-pratique (nom>famille) à une conception abstraite-invisible (Réalité>Créateur) et cela représente un moteur pour l’esprit et un incessant travail de recherche psychique. Tout cela se rapporte, par exemple, à des formes mild et/ou légères de démence. Dans le cas de formes plus avancées de démence, on part de concepts encore plus concrets, ex : la nourriture. On pourra dire par exemple : ”lait, pain’.. c’est quoi le lait ?” On cherche dans le dictionnaire ensemble avec le soignant et on lit : « produit de la sécrétion des mamelles des animaux »

 

Médecin : « pourquoi c’est important le lait ? »

 

Patient : « parce que j’en bois tous les matins »

 

Médecin : « pourquoi au contraire ne buvez-vous pas à la place un grand verre, de bière par exemple ? »

 

Patient « il y en a sûrement qui le font ! »

 

MEDECIN: « et selon vous, avec le temps, cela fait du bien à la santé ? »

 

patient : « peut-être pas »

 

MEDECIN: « le lait est assurément reconnu faire du bien à la santé. La bière au contraire n’a pas les mêmes bénéfices. Voyons voir, le lait, comme on sait nous le buvons depuis l’enfance.. ça veut dire quelque chose ? » et on aborde ainsi l’enfance !

 

Patient : « donc le lait est un aliment vital ? »

 

MEDECIN: « exactement ». On accède donc à présent à une seconde dimension : on aborde le concept d’humain par le biais de la référence à la mère qui allaite le nouveau-né.

 

Le patient va peut-être dire alors : « mais les femelles de beaucoup d’animaux ont du lait ! »

 

MEDECIN: « c’est vrai, cela montre que nous humains nous venons des animaux et que si nous avons encore besoin de lait, c’est parce que nous sommes leurs descendants dans l’évolution. »

 

Patient : ‘donc même si nous, nous sommes des bipèdes, nous dépendons encore de tout ce que font les autres animaux? ». Arrivés là, subsiste le passage précédent inverse : nous sortons de l’humain, et nous nous voyons apparentés aux animaux.

 

En plus de souligner ce que nous venons de mentionner, la question sera encore par exemple « mais selon vous, comment se fait-il que le lait soit l’aliment principal d’un bébé qui n’a pas encore de dents ? Comment fait le lait pour ”savoir” c’est-à-dire pour anticiper qu’un enfant n’aura pas de dents pour une certaine période ? » A savoir, la question que nous posons soutend par elle-même une information à souligner, en l’occurence que l’homme vient au monde en même temps qu’un aliment qui lui ressemble par une corrélation existentielle. La nature n’est donc pas un ensemble d’éléments fortuits mais un vaste environnement de connaissance pré-humaine. On peut voir la même chose, par exemple, à la naissance d’un garçon nous pouvons facilement inférer l’anatomie intime de la petite fille et vice versa. Et beaucoup ”savent” que des deux sexes, de l’un de l’autre, pourra naître un enfant. Pourquoi la forme anatomique de l’un/l’une implique-t-elle celle de l’autre ? MEDECIN: « c’est la même chose, pour les deux sexes, c’est vrai aussi pour le lait » À partir du moment qu’il est le produit d’une forme anatomique connue, commune à tous les membres de l’espèce, il intègre de fait que sa propre présence dans une époque du développement humain spécifique, est évolutivement corrélée à ceux qui devront en profiter par nécessité, à savoir le petit enfant.

 

Nous voyons ici aussi une autre démonstration évidente que toute la nature se manifeste comme un projet intelligent et/ou pas seulement juste posé là. Par conséquent, si le projet de la nature tout entière se montre intelligent, cela implique,à contrario, qu’il n’est pas chaotique ! Le patient perçoit/ressent toute cette discussion à partir du simple mot ‘lait’ et commence ainsi à voir le monde comme quelque chose qui arrive non plus mystérieusement, mais parce qu’il existe derrière toute chose un préalable de sens rationnel, disons une loi qui nécessairement se réfère à une connaissance de la Réalité. La loi est le fruit de la connaissance, il y a donc, comme nous l’avons déjà dit, une connaissance pré-humaine dans le monde.

 

Question : la Psycho-neuro-analyse met de l’ordre et du sens dans la pensée là où il y avait avant des liens logiques déconnectés et une pensée peu cohérente avec le réel ?

 

Réponse : « exactement , la Réalité quand on la mène vers un seul point interprétatif permet d’arriver à tous les autres. On retrouve une sorte de redondance, c’est-à-dire de tautologie sémantique à plusieurs niveaux. Tout ce que représente la nature est intiment relié et assemblé. Puisque la pensée de ce type de patient bénéficie de ce travail de mise en relation et d’unification, il est évident qu’avant il en manquait tant quantitativement que qualitativement. Ce sont les mêmes conditions psychiques que dans la petite enfance où on retrouve une pensée encore immature. Un des axiomes exprimés par la Psycho-neuro-analyse est que, plus les sujets se révèlent hypomentalisés et désynchronisés dans leur conception consciente de la Réalité, plus grande est leur probabilité de tomber en hystérie-démence et donc en démence franche. A savoir, en d’autres termes, en cette pathologie vaste et protéiforme qu’on comprend sous la définition neurologique-psychologique de désynchronisation bihémisphérique critique. En conclusion, le marqueur précoce, indiquant une propension à tomber probablement malade, sera donné, selon la Psycho-neuro-analyse, par l’écart entre l’esprit du patient et la Réalité définie par le théorème du monde appelé, comme nous l’avons souvent répété, Psychophysique.

 

Dr. Giuseppe Dore

 

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